planche croyances limitantes

Questions techniques et pédagogiques sur la pratique du nettoyage karmique, émotionnel et structurel
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Nadine
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planche croyances limitantes

Message non lu par Nadine » sam. juil. 04, 2020 10:13 am

Bonjour Camille,
je viens de prendre conscience que les croyances limitantes sont un frein autant chez le praticien que chez celui qui reçoit le soin (miroir?)
comme je suis paresseuse, je voudrais savoir si tu ne t'es pas déjà panché sur le sujet et en a fait une planche?
Et si oui pourrais tu nous la partager pleaaaaaase? 8-)
Je te remercie.

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Camille
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Débusquer et libérer nos croyances limitantes

Message non lu par Camille » dim. juil. 05, 2020 12:28 pm

Bonjour Nadine,

Heureux de te lire.

Je n'ai pas fait à ce jour de planche spécifique sur le sujet et il se trouve que c'est en effet un sujet sur lequel je réfléchis activement.

Les croyances limitantes, notamment celles concernant la pratique en PLE gagnent à être les premières traitées, c'est évident !

Voici, en utilisant une planche de libération classique, la méthode que je pourrais suggérer.

L'idée est de partir d'une affirmation, par exemple, dans le cas qui nous occupe "Je libère facilement et avec puissance toute réalité qui ne me convient plus". Oui, c'est du lourd ! :D

À partir de l'affirmation, que l'on se répète quelques fois mentalement, un sentiment qui lui correspond va commencer à poindre en nous et, immédiatement, des sentiments contraires (les croyances contraires, donc limitantes) vont également apparaître dans notre champ de conscience et venir "teinter" notre premier ressentit.

- On note alors le ressentit (j'insiste, c'est important), sa nature, sa place physique et son intensité sur un papier et on le travaille comme une émotion en utilisant (ou non) une planche.

- On évalue la progression en reprenant nos notes pour comparaison.

- Il suffit alors de reprendre notre affirmation et de travailler sur les ressentis limitants suivants qui peuvent se présenter.

Cette technique de l'affirmation comme moyen de débusquer (faire ressortir) nos croyances limitantes est très efficace et peut être utilisée avec toutes formes d'affirmations.

On notera à cette occasion que créer une planche "croyances limitantes" qui aurait pour but de toutes les libérer d'un seul coup n'est pas, et de loin, la méthode qui me semblerait la plus pertinente (quoique théoriquement possible) et ce pour plusieurs raisons :

- Il faudrait pour cela être capable de définir leurs caractéristiques avec suffisamment de précision (qu'est-ce qu'une croyance limitante et qu'est ce qui ne l'est pas ?) (processus d'intention difficile)

- Il faudrait probablement un temps considérable avant d'arriver au bout de la planche et donc de pouvoir évaluer les premiers résultats, rien de tel pour se décourager ;)

- D'une manière générale, nous gagnons à toujours partir d'un ressentis physique ou émotionnel plutôt que d'une idée ou d'un concept (processus d'attention).

En réalité, toutes nos croyances sont limitantes, sur un plan ou un autre et je conseille la méthode ci-dessus avec des déclarations à l'affirmative choisies pour les débusquer et les traiter progressivement suivant nos objectifs du moments.

Merci pour ta question,
Bonne pratique et à bientôt,

Camille.

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Nadine
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Re: planche croyances limitantes

Message non lu par Nadine » lun. juil. 06, 2020 5:29 am

Bonjour Camille,
Merci pour ta rapiditè à rèpondre.
Quand j ai ecrit tte realitè qui ne me convient plus j'ai eu un blocage et du coup j ai mis toutes mes realites fausses maintenant.
Ca passe mieux pour moi.
Je teste et te tiens au courant.
Matthieu aussi va tester.
On en reparle dans 4 mois😄

Clémentine
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Re: Débusquer et libérer nos croyances limitantes

Message non lu par Clémentine » sam. août 08, 2020 6:06 pm

Bonjour à vous deux et merci pour ce sujet.

En lisant ta réponse Camille, je me suis arrêtée sur 2 phrases que j'aimerais que tu développes, si tu le désires
Camille a écrit :
dim. juil. 05, 2020 12:28 pm
À partir de l'affirmation, que l'on se répète quelques fois mentalement, un sentiment qui lui correspond va commencer à poindre en nous et, immédiatement, des sentiments contraires (les croyances contraires, donc limitantes) vont également apparaître dans notre champ de conscience et venir "teinter" notre premier ressentit.
Camille.
Pourquoi immédiatement des sentiments contraires? Est-ce par ce que nous sommes faits pour catégoriser?
Camille a écrit :
dim. juil. 05, 2020 12:28 pm
En réalité, toutes nos croyances sont limitantes, sur un plan ou un autre et je conseille la méthode ci-dessus avec des déclarations à l'affirmative choisies pour les débusquer et les traiter progressivement suivant nos objectifs du moments.
Si je comprends bien la croyance est par définition limitante car elle n'englobe qu'une part de vérité, d'où la question y-a-t-il une différence entre sa vérité, une croyance, la vérité? je sens que oui...
Être en paix, en état de présence écoutante c'est donc ne pas avoir de croyances ou les reconnaitre?

Belle journée à vous

Clémentine

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Camille
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Vérité(s)

Message non lu par Camille » dim. août 09, 2020 11:56 am

Bonjour Clémentine,

Merci pour ta question !

Je vais commencer par la seconde partie de ton intervention :
y-a-t-il une différence entre sa vérité, une croyance, la vérité? je sens que oui...
Comme nous touchons à l’innommable (la Vérité), je vais devoir trancher en biais pour tenter de te donner une réponse.

Nous dirons donc les choses ainsi :

Toute croyance est une représentation, c'est à dire une analyse, un sens que nous donnons à telle ou telle chose. Penser qu'une table est une table est une croyance, nous rattachons à cet objet, dont nous avons défini des caractéristiques propres à notre usage, une conceptualisation. Si nous développons cet exemple, une pierre un peu plate peut devenir, lors d'un pique-nique dans la nature... une table ! Si nous devons construire une maison, cette pierre devient un matériaux et si nous pratiquons la litho-thérapie elle devient un médicament... Qu'est-ce qu'une pierre ? Cela dépend de qui la regarde, un tas d'atomes pour un physicien, une trace géologique pour un géologue, un canapé pour un lézard :D

Aussi, et depuis l'enfance, nous avons appris en accord avec notre culture, notre société et notre histoire personnelle et collective à assigner au monde des représentations (idéalement fonctionnelles, à un certain niveau) afin de donner du sens à tout ce qui nous entoure. Au sens large, une croyance est une définition du réel qui remplit un objectif. Ce dernier point est important car, d'une certaine manière, les croyances nous permettent de fonctionner.

Ce que je viens de te raconter est une croyance, c'est une représentation (la plus fonctionnelle dont je suis capable) du réel.

D'un point de vue mystique, la croyance maintient le réel, le manifeste. Dis autrement, la croyance conditionne la conscience dans ce qu'elle manifeste (au niveau quantique) ou ne manifeste pas ; C'est la structure la plus profonde (et généralement la plus inconsciente) du processus d'expérience et de manifestation.

D'un point de vue absolu, les croyances n'ont pas de sens final, ce que l'on comprend intuitivement quand on comprend que tout existe ici et maintenant, d'une façon infinie (dans tous les temps et toutes les directions). Du point de vue de l'absolu, une croyance particulière n'a donc pas de sens puisque Tout, sans exception, EST MAINTENANT dans la conscience, "quelque part" (donc rien n'est "particulièrement" ceci ou cela).

Du point de vue du relatif, de la "partie en cours", du jeu de l'expérimentation et de la manifestation (dans la matière et même dans le subtil), la croyance est notre structure de création, le cadre que nous nous donnons pour vivre des expériences, la palette de couleur de notre tableau. En définissant du sens, nous créons, littéralement, notre expérience et ce à des niveaux différents suivant notre avancée dans la réalisation (de notre nature, du Soi).

La fonction de la croyance est donc de créer du sens et créer de l'expérience, la diriger. Sans ce processus créatif, individuel (et collectif) de signification des choses, il n'y aurait... rien !

Au niveau inconscient, le niveau dans lequel la plupart d'entre-nous nous trouvons encore, les croyances semblent "vraies". Par exemple, nous pourrons jurer que ce n'est pas parce que nous croyons à la gravité qu'inlassablement les objets tombent. Ce processus vient de l'aspect co-créatif de notre Univers ; D'autres consciences (plus vastes), ont crées cette réalité et nous en avons observé les effets plusieurs fois (sans jugements à l'époque) jusqu'à en faire notre propre croyance. Or, à un certain niveau de déconditionnement, nous pouvons annuler la gravité... par la conscience ! (et bien d'autres choses encore), c'est à dire qu'à notre niveau, nous pouvons choisir de changer notre partie de la création par une autre, notre croyance pour une autre.

La croyance devient "limitante" à partir du moment où elle ne sert plus nos objectifs de création du moment.

Si par exemple je veux (dans le cas qui nous occupe) vivre la réalité "je me sens en joie et en paix en toutes circonstances", tous les éléments de croyances contraires (Ex "telle chose m'en empêche, je n'ai pas les compétences, ce n'est pas possible, etc.) est une croyance limitante en ce sens que la croyance, dans ce cas précis, n'est plus le support de notre désir créatif mais en devient le frein. Aussi, et durant notre évolution, nos choix créatifs évoluent. Ce que nous voulions vivre hier (consciemment ou non) n'est plus ce que nous voulons expérimenter demain (la vie est un grand jeu d'expérimentation). Dans ce cadre, si nous évoluons inconsciemment (ce que fait la plupart d'entre nous), la vie nous montre progressivement que nos anciennes croyances ne sont pas nécessairement "vraies", "exhaustives" en nous présentant des situations (du fait de nos nouveaux désirs) où ce que nous pensions vrai devient soudainement... contestable, améliorable. C'est le processus inconscient de l'évolution : Un nouveau désir entraîne une révision de la structure des représentations, du sens que nous donnons au choses, de la croyance.

Quand l'évolution commence à se faire d'un point de vue conscient, c'est à dire que nous avons compris la relativité de l'univers et du jeu de la création, nos anciennes croyances nous sautent aux yeux dès que nous changeons de perspective et comme nous savons ce qu'elles sont, des représentations limités et temporaires, un choix créatif, nous pouvons efficacement suivant de nombreuses méthodes les dépasser pour en construire de nouvelles.

Pour répondre plus directement à ta question, voici ce que je dirais (aujourd'hui ;) )

- Une croyance est le sens que nous voulons donner et que nous donnons aux choses (le plus souvent inconsciemment mais c'est bien ce que nous faisons).
- Une croyance limitante est une croyance qui n'est plus en adéquation avec nos aspirations nouvelles, fruit de notre évolution dans le jeu créatif de l'expérience et de la vie.
- "Notre vérité" est la croyance la plus élevée que nous ayons eu l'idée de créer jusqu'à présent
- "La Vérité" est le processus même de la conscience... Auquel nous donnons une forme. Ce dernier point ne peut réellement être abordé avec des mots, c'est la méditation et les moments de pause "hors du soi" qui permettent d'en sentir la nature.

D'une certaine manière, aucune croyance n'est fausse, aucune croyance n'est vraie. Ce ne sont que des briques d'un processus créatif que nous faisons évoluer toujours plus "haut" vers notre nature (nature que l'on ne peux qu'apprendre progressivement à explorer) ou, dit encore autrement, les croyances sont les marches d'un escalier vers l'unité (le Tout et donc le Rien aussi), les briques de la forme, de l'expérience, du monde manifesté.
Si je comprends bien la croyance est par définition limitante car elle n'englobe qu'une part de vérité
Je dirais plutôt que par définition une croyance est le matériaux de la "réalité", elle crée la "vérité" (relative) de l'expérience. Elle n'est limitante que si elle nous empêche de réaliser les expériences qui nous tiennent à coeur et elles sont les briques de splendides expériences si elles servent nos désirs (si je crois que la vie est "fabuleuse" et que c'est ce que je veux expérimenter, c'est parfait).

À un certain niveau de réalisation, les croyances laissent la place à un flux, le flux de la Vie et la croyance se révèle alors pour le mystique pour ce qu'elle est, relative, un acte créatif (et devient une "création volontaire, un choix créatif" plutôt qu'une "croyance" bien que sa nature ne change pas).

Dit encore autrement, la croyance est un outil dès qu'elle n'est plus générée automatiquement et dès qu'on lui attribue moins de "solidité", de "réalité".
Être en paix, en état de présence écoutante c'est donc ne pas avoir de croyances ou les reconnaître?
Être en présence profonde revient à suspendre le flux inconscient des croyance et révèle l'envers du décors, tout est un mirage de la conscience. Les croyances à ce moment là, à tout le moins, nous apparaissent clairement, c'est à dire que nous voyons comment, par un tour de l'esprit, nous transformons ce que nous percevons en table, par exemple, notre expérience en identité individuelle, etc.

Je vais à présent tenter de répondre à ta première question :
Est-ce par ce que nous sommes faits pour catégoriser?
Ce qui fait que nous "expérimentons la vie" est le fait que, artificiellement (et à dessein) "Nous" avons volontairement oublié qui nous somme (la Conscience elle-même, le Tout). En nous coupant de l'Unité, en choisissant un point de vue relatif de notre totalité (source première de la "catégorisation"), nous nous plaçons nécessairement dans un référentiel relatif et donc catégoriel. Le processus de catégorisation est notre processus de création, de re-création plutôt, de qui nous sommes déjà (le tout). En expérimentant ce que nous ne sommes pas, nous décidons de ce que nous voulons être et ce progressivement jusqu'à désirer sincèrement l'Unité (nous ne devenons alors plus "rien" car Tout). Ainsi va le jeu de la Conscience qui s'expérimente et donc nous sommes Tout et parties, en même temps.. En définissant (en catégorisant), nous créons.
Pourquoi immédiatement des sentiments contraires?
Car nos structures psycho-énergétiques fonctionnent suivant la syntonie, par lien et affinités vibratoires. Notre pattern de conscience, nos structures et représentations fonctionnent suivant des hiérarchies, des arbres de significations, des structures imbriquées. L'idée que nous aurons d'un sujet nous renvoie, par structure, à tous les éléments plus petits qui permettent à cette idée d'exister (par exemple, croire que la table est réelle implique des structures sous-jacentes : la matière existe, j'existe par rapport à la table, etc.).

Quand nous appelons une idée, toute la structure qui la sous-tend se présente, le plus souvent en arrière plan (inconscient) et d'une manière si subtile que nous n'y prenons garde mais, d'une certaine manière, nous pourrions dire qu'aucune croyance, "positive" ou "négative" n'existe en soi. Elle est la résultante d'une structure, d'une construction qui part de la plus petite pierre de l'illusion (j'existe séparément voir même "quelque chose existe") jusqu'à une construction complexe, fruit de notre création.

Dans ce cadre, lorsque nous affirmons quelque chose, tous les éléments de croyances (aidants et contraires) se manifestent puisqu'ils constituent la structure qui nous a conduit à cette affirmation. D'un point de vue pragmatique, dans le chemin vers une création consciente, ce sont les énergies et croyances "contraires" qui freinent notre nouveau désir d'expérience que nous voulons modifier afin qu'une nouvelle réalité pleine et entière puisse se manifester dans l'expérience et la matière.

Plutôt que de dire que les croyances contraires se manifestent quand nous faisons une affirmation positive, il aurait été plus juste de dire que les limites que nous avons crées à notre nouvelle affirmation apparaissent dans cette dernière, notre affirmation n'étant que la partie émergée de la structure qui nous a conduit à la faire.

Quand une affirmation n'a plus de croyances limitantes dans sa structure, nous n'y pensons même plus, nous la vivons !

C'est le cas de la presque totalité de notre expérience quotidienne (avec la table par exemple) que nous ne remettons pas un instant en question.

Je vais m'arrêter là dans les digressions sur ce sujet difficilement cernable mais peut-être qu'entre ces mots tu auras perçue quelques clefs d'inspiration...

N'hésitez pas si mes propos semblent mériter d'être complétés,
Merci pour ta question, à très bientôt !

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